Des passages abrupts au sommet à l’accélération finale vers l’arrivée, la Flying Mile demande aux athlètes de s’adapter tout au long de leur descente. Son mélange de terrain technique, de vitesse et d’une arrivée entourée de spectateurs en fait un cadre tout indiqué pour une épreuve de slalom géant de la Coupe du monde.
Décortiquons la Flying Mile
Une descente de slalom géant sur la Flying Mile n’est pas la même du haut jusqu’en bas. Le terrain évolue au fil de la piste et chaque section présente son propre défi. Pour les athlètes, l’enjeu est de savoir quand attaquer, quand conserver leur vitesse et quand tout donner dans la course vers l’arrivée.
Le haut : la précision avant tout
La course commence sur l’une des sections les plus exigeantes de la Flying Mile. Les premiers passages sont abrupts et techniques, avec des changements d’inclinaison qui demandent aux athlètes de faire preuve de précision dans leur trajectoire et leur rythme entre les portes. La moindre erreur peut rapidement faire perdre de la vitesse, ce qui rend la maîtrise des virages essentielle dès les premières portes.
Le défi consiste aussi à préparer la suite de la descente. Les athlètes doivent attaquer cette section abrupte tout en accumulant suffisamment de vitesse et d’élan pour les conserver lorsqu’ils atteignent la portion plus plane de la piste.
Le milieu : conserver sa vitesse
Lorsque la piste s’aplanit, le défi change. Cette portion peut sembler plus facile à première vue, mais les ondulations du terrain et les changements de pente la rendent particulièrement exigeante. Les athlètes doivent composer avec ces variations tout en conservant la vitesse et l’élan accumulés dans la partie supérieure.
C’est aussi une section où une petite erreur peut avoir de grandes conséquences. Une trajectoire imprécise ou une mauvaise lecture d’une ondulation peut faire perdre une porte. Il faut donc beaucoup de précision et de finesse sur les carres pour laisser les skis glisser efficacement, absorber les mouvements du terrain et maintenir la vitesse sans perdre le contrôle.
Pour les traceurs, cette portion offre également plusieurs possibilités pour créer des enchaînements qui mettent à l’épreuve le rythme, la trajectoire et la capacité des athlètes à s’adapter au terrain. Pour ceux-ci, le défi est de trouver le juste équilibre entre laisser courir les skis et garder suffisamment de contrôle pour être bien positionnés pour la suite de la course.
Le bas : foncer vers l’arrivée
La dernière portion, connue sous le nom de pente Johansson, ramène les athlètes sur un terrain plus abrupt et leur offre une dernière occasion d’accélérer avant l’arrivée. Après une descente exigeante, ils doivent rester concentrés et trouver une dernière réserve d’énergie alors que chaque virage compte.
Puis vient l’une des particularités de la Flying Mile : l’arrivée se trouve en plein cœur du village piétonnier de Tremblant. Les athlètes plongent ainsi directement dans l’énergie de la foule, tandis que les spectateurs peuvent vivre les derniers instants de la course aux premières loges, alors que les coureurs donnent tout pour franchir la ligne d’arrivée.
Une piste de Coupe du monde riche en histoire
Il y a aussi une raison plus profonde pour laquelle la Flying Mile semble tout indiquée pour accueillir la Coupe du monde.
La piste est depuis longtemps associée au ski de compétition à Tremblant. En 1983, la Flying Mile a accueilli une épreuve de slalom géant féminin de la Coupe du monde. Son retour sur le circuit, plus de quatre décennies plus tard, s’inscrit donc dans la continuité de cette histoire.
Aujourd’hui, la piste a été transformée et préparée pour répondre aux exigences de la compétition moderne de la Coupe du monde, grâce à d’importants travaux sur la piste et ses infrastructures. Des interventions ont notamment été réalisées afin d’assurer une couverture de neige et des conditions de course constantes, en plus d’améliorer la capacité d’enneigement et les installations du secteur de course.
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Un nom qui vient lui aussi de la course
Et il y a une anecdote intéressante derrière son nom. Lorsque le fondateur de Tremblant, Joseph Ryan, a baptisé la piste en 1939, il l’a nommée Flying Mile en l’honneur de l’un de ses chevaux de course. Le nom était donc déjà associé à la compétition bien avant que la piste ne devienne un site de la Coupe du monde.
Plus de 85 ans plus tard, le nom semble particulièrement bien choisi. La Flying Mile réunit aujourd’hui ski technique, vitesse, stratégie et esprit de compétition, faisant de chaque section une partie essentielle de la course où chaque seconde compte.








